Gestion de l’environnement et autonomisation économique
La pêche au Ghana s’est considérablement dégradée au cours des dernières décennies en raison de la surpêche, de la pêche illégale, du changement climatique, de la destruction de l’habitat et de la pollution. Cette situation a entraîné une forte diminution des stocks de poissons, menaçant la biodiversité mais aussi les moyens de subsistance d’environ 10 % de la main-d’œuvre du pays. Les pêcheurs artisanaux, les transformateurs de poisson, les commerçants et les personnes à leur charge, en particulier dans la région occidentale, sont confrontés à des difficultés économiques croissantes.
Si la première aire marine protégée (AMP) du Ghana, dans la zone Greater Cape Three Points Area (GCTPA), offre une possibilité de restauration écologique, elle risque, en l’absence d’une planification globale, de restreindre l’accès aux ressources vitales pour les moyens de subsistance locaux. Le projet s’attaque à ce problème en équilibrant la restauration écologique et les moyens de subsistance durables par le biais d’une approche de conservation sensible au genre et dirigée par la communauté.
En encourageant la gestion de l’environnement et l’autonomisation économique, le projet contribue simultanément à une meilleure protection du milieu marin, au renforcement de la résilience côtière et à l’amélioration du bien-être des communautés. Les activités comprennent la restauration de 10 hectares de mangroves dégradées, l’établissement de trois pépinières pour 50 000 plants et l’amélioration des habitats de pisciculture. Des campagnes d’éducation permettront de renforcer le soutien local et régional à la gestion des AMP tout en promouvant l’écotourisme, le développement de la chaîne de valeur de la pêche et l’éducation financière, avec un soutien ciblé pour les femmes, les jeunes et les personnes handicapées.
Le projet bénéficiera directement à 1 500 personnes dans sept communautés côtières, aura un impact indirect sur 4 800 autres personnes et touchera 78 000 personnes par le biais de campagnes de sensibilisation, contribuant ainsi à la durabilité à long terme de la première AMP du Ghana.
Crédit photo : Hen Mpoano