Renforcer les capacités de gestion des ressources marines
Le Mozambique possède un littoral de plus de 2 500 km, ce qui lui confère un écosystème marin riche en biodiversité. Le pays possède certains des récifs coralliens les plus intacts de l’océan Indien occidental, qui constituent l’habitat d’une grande variété d’espèces marines. Toutefois, l’absence de gestion efficace des ressources marines, conjuguée à une croissance démographique rapide, a entraîné une diminution des stocks de poissons et de la couverture des mangroves et des herbiers marins. La dépendance à l’égard du poisson pour la subsistance a entraîné une augmentation de la pêche artisanale, qui utilise souvent des pratiques de pêche non durables telles que les moustiquaires.
Plus que jamais, les pêcheurs doivent aller plus loin pour attraper des poissons moins nombreux et plus petits. Les mangroves sont coupées pour servir de bois de chauffage et de matériaux de construction, et les herbiers marins sont endommagés par les pêcheurs et leurs bateaux de pêche, sans qu’aucun conseil ne soit donné sur la manière de procéder. Entre-temps, dans l’industrie touristique du pays, dirigée par le secteur privé, de nombreuses fonctions spécialisées sont principalement occupées par des étrangers en raison du manque de capacités locales.
Grâce au programme de plongée “Zero to Hero”, Ocean Revolution Moçambique donne aux communautés locales les moyens de gérer durablement les divers écosystèmes marins dont elles dépendent et d’en tirer profit. Zero to Hero cible deux groupes : les jeunes marginalisés et les pêcheurs des communautés côtières du parc national de Maputu, ainsi que les étudiants et les professionnels en début de carrière dans le domaine de la biologie marine. En outre, le projet offre une formation à la plongée et à la plongée scientifique aux étudiants qui ne possèdent pas ces compétences essentielles, renforçant ainsi les capacités nationales en matière de conservation marine et ouvrant des perspectives de carrière locales dans un domaine souvent dominé par des professionnels étrangers.
Les participants au projet reçoivent une formation en plongée et en leadership pour accéder à un emploi dans le domaine de l’écotourisme et de la conservation marine. Le programme organise des conférences sur la conservation marine dans huit communautés, impliquant 1 600 résidents sur l’importance de la biodiversité, de la pêche durable et de l’écotourisme, dans les langues locales. Des ambassadeurs communautaires formés – dont au moins la moitié sont des femmes – poursuivront ces discussions de manière indépendante dans les langues locales.
Crédit photo : Ocean Revolution Moçambique


